Le cuivre est un métal très commun qui est naturellement présent dans l’environnement : il est donc nécessaire à la biodiversité. Par ailleurs, depuis plusieurs décennies, les hommes eux-mêmes l’utilisent énormément dans leurs activités. Cette introduction en masse a alors permis aux scientifiques de remarquer que son élimination est très difficile. De ce fait, il est possible de constater que ces fortes concentrations ont des effets néfastes sur les organismes vivants.

 

 

Comment les hommes l’introduisent-ils dans la nature ?

Il existe deux grands secteurs où son utilisation est omniprésente : l’industrie et l’agriculture. Pour le premier, il est facile de comprendre en quoi ce domaine est un consommateur avéré de cuivre. Mais il est plus difficile de déterminer comment il pollue à long terme les sols. C’est notamment par les particules présentes dans les fumées industrielles que la pollution a débuté lors des Trente Glorieuses. Ces molécules, ayant un certain poids, se sont alors imprégnées dans le sol au fil du temps. De plus, les friches industrielles et les déchetteries (officielles ou clandestines) permettent un contact direct du métal avec les sols. Cette pollution est donc bien plus importante et se réalise en un lapse de temps réduit.

Pour le second, c’est notamment en répondant à la problématique de la production alimentaire que la pollution s’est effectuée. En effet, le besoin de protéger les plants d’agresseurs naturels ou même de les soigner a introduit l’utilisation de produits tels que les insecticides, les fongicides, les herbicides ou même les parasiticides. Ces derniers sont bien souvent composés de cuivre et se retrouvent sous forme solide ou liquide. Lors de leur application, ils sont donc en contact direct avec les sols et s’imprègnent efficacement et durablement.

Ces dernières années, certaines restrictions ont bien évidemment été prises afin de limiter cette pollution. En effet, maintenant, la filtration des fumées industrielles et les produits de traitement sont contrôlés pour minimiser leur impact sur l’environnement. Toutefois, les sols n’en restent pas moins pollués puisque l’élimination de ce métal est difficile. Actuellement en France, 80% des sols présentent des taux de concentration bien trop élevées : chacun a potentiellement un terrain pollué sans le savoir.

 

Quels effets a-t-il sur la vie des sols ?

Les sols ayant de fortes concentrations en cuivre influencent grandement les productions, puisque c’est dans cet environnement pollué que les plantes se développent. En effet, comme tout être vivant, une intoxication aux métaux lourds a des conséquences néfastes sur leur fonctionnement et leur développement

Tout d’abord, l’accumulation de cuivre dans les sols perturbe les échanges nutritionnels, effectués entre la terre et les plantes. Cela a alors pour conséquence de réduire la fertilité du sol, voire de le rendre incultivable dans les cas les plus extrêmes. Cette conséquence peut notamment s’observer par la pousse difficile des jeunes plants ou même par la sensibilité qu’ils présentent face aux pathogènes.

De plus, il ne faut pas oublier que dans le sol, il y a d’autres contributeurs aux plantes : les lombrics. En effet, ces derniers, en créant des tunnels, permettent aux sols d’être irrigués et aérés de manière optimal, et évitent donc l’effet de compactage. Toutefois, la toxicité des sols réduit leur population et proportionnellement les tunnels, ce qui implique alors un étouffement des plantes.

Toutefois, si leur développement est autant restreint, il est aussi logique de constater que la qualité des productions deviendra de plus en plus médiocre et la quantité, de plus en plus faible.

 

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