JARDINS URBAINS

Les métaux lourds, cette pollution invisible…

Personne ne connaît le réel historique de la terre qu’il cultive, et c’est encore moins le cas en zone urbaine. Anciennes friches industrielles, décharges sauvages, ces sols qui servent aujourd’hui de jardins peuvent avoir été exposés à certaines formes de pollution notamment au plomb et à l’arsenic. Mais alors que faire pour cultiver le plus sainement possible ?

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 LE LIEU

La toute première étape pour un projet de jardin partagé est d’identifier le lieu pour jardiner. Celui-ci peut être nu ou bétonné. Dans le cas d’une débétonisation, l’accord de l’ensemble des acteurs sur place ainsi que des discussions avec la mairie sont à considérer pour connaître quelles plantations seront possibles en fonction des réseaux souterrains. Dans le cas d’un terrain nu, ou débétonisé, un diagnostic du sol est nécessaire pour engager une dépollution ou chercher un autre lieu. Des métaux lourds, des hydrocarbures, et des traces de pesticides peuvent le contaminer et intoxiquer toute denrée cultivée sur celui-ci. Attention, tous les sols ne sont pas fertiles.. mais peuvent le devenir.

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LA VIE DU SOL

S’assurer d’avoir un sol fertile, propice à l’agriculture biologique sans intrants chimiques, requiert de bien connaître sa composition et ses habitants. Une étude agronomique peut permettre de connaître certains paramètres comme le ph ou la granulométrie des éléments du sol pour adapter les plantations par la suite. La présence de vers de terre et leurs cousins est aussi synonyme d’une bonne santé du sol. Grâce à leurs mouvements, ils aèrent la terre, oxygénant ainsi les microorganismes en profondeur et répartissant la matière organique par leurs excréments. En rendant la terre plus meuble, ils favorisent la pousse des racines donc la pousse des plantes cultivées ! Pour favoriser leur apparition, l’apport de compost et le paillage sont efficaces. Les contaminants tels que les métaux lourds empoisonnent les vers de terre et les microorganismes.

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L’ENTRETIEN

En hiver, nous pouvons mettre en place un composteur collectif pour avoir de l’engrais vert disponible au printemps. Constituer des haies champêtres aux endroits stratégiques est aussi intéressant pour protéger les prochaines cultures des ravageurs et du vent. Pailler et faire pousser des plantes à larges feuilles comme la moutarde permet de fournir au sol une couverture anti-gel et intempéries, la vie du sol peut ainsi se développer. Pour les plus téméraires, il est même possible de construire une spirale à aromatiques, permettant des expositions au soleil différentes, ainsi que des abris pour la faune (oiseaux, hérissons, lézards…). Au printemps, planter des bandes fleuries favorise l’apparition des insectes pollinisateurs. Si le sol n’est pas pollué, nous pouvons faire les semis des plantes désirées en suivant autant que possible les principes de la permaculture. Cela facilitera grandement l’entretien. Si le sol est pollué, il est préférable de favoriser la culture en bacs surélevés et dépolluer les zones qui accueilleront les cultures pleine terre. Enfin, en été et automne, récoltez ce qu’il vous plaît ! La phytoremédiation est la technique de dépollution qui favorise le plus la biodiversité. Elle est 10 à 100 fois moins chère que les traitements physico-chimiques.

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